Du Paso De Jama à San Pedro de Atacama 26 au 29 avril  (Chili) posté le samedi 16 mai 2009 22:22

 Jolies paysages de montagne déclinant un dégradé d’ocres et de rosé. La plupart  des lacs salés sont quasiment à sec. Les vigognes sont plus fréquentes.

 

 

A partir de 4800m toute végétation disparaît. Les maux de tête nous assaillent à nouveau, Philippe et moi, mais heureusement moins tenaces que la première fois.

 

 

 

Depuis la route, nous apercevons en contrebas la Laguna Verde dont les eaux basses ont perdu leur belle teinte verte.

 

 

Elle se trouve sur le territoire bolivien mais des petites pistes semblent y mener et nous tentons notre chance. Nous nous retrouvons au bout d’une dizaine de km de très mauvaise piste, face à un gardien bolivien qui nous demande un droit d’entrée au parc (reserva Eduardo Avaro). Nous rebroussons chemin et trouvons à notre grand bonheur une belle piste bien tracée qui remonte vers la route goudronnée. Au bout de 3 km, une petite maison surmontée du drapeau bolivien nous barre le passage. Nous n’avions absolument pas connaissance de la présence de ce poste de contrôle de douane bolivienne. Philippe s’est chargé de leur expliquer à sa manière les raisons de notre présence illégale sur le territoire bolivien et finalement nous en sortons bien.

 

 

 

 

Sur les 30 derniers km, nous passons de 4400m à 2400m d’altitude et parvenons  dans l’oasis de San Pedro de Atacama, tâche verte au milieu de l’immense désert d’Atacama. Enfin, à cette altitude, la respiration est plus aisée.

 

La douane chilienne est située à l’entrée de San Pedro de Atacama.

 Le soir même nous partageons une bouteille avec Jean-Paul et Chantal, un couple français parcourant pendant quelques semaines le Chili.

 

 

 

 C’est grâce à eux que les garçons ont pu profiter le lendemain de la Valle de la Muerte  une seconde fois.

Ils ont gravi, gratté les montagnes et sont revenus exténués et heureux mais aussi imprégnés de poussière rouge de la tête aux pieds. 

 

 

 

Notre séjour à San Pedro sera, cette fois-ci, bref. Nous l’avions largement parcouru au cours de notre premier passage en juin 2007.

Ci-dessous quelques photos souvenir de cette superbe région.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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De SALTA au PASO De JAMA 24 au 26 avril  (Argentine, le retour) posté le jeudi 07 mai 2009 02:36

Le trajet de Salta jusqu’à San Antonio de los Cobres  ne nous laissera pas un souvenir inoubliable. La route est plutôt bonne, en grande partie asphaltée, quelques passages très étroits sans garde-fou côté précipice toutefois, nombreux éboulis, quelques orgues taillées dans la montagne, cactus mais paysages ternes.

La réputation de cette route tient au tren a las nubes( train des nuages) qui part de Salta de mars à novembre, parcourt plus de 400km à travers la montagne pour atteindre une altitude de 4200m. Nous avons maintes fois croisé ses rails, peut-être que le rencontrer au détour d’un virage autrait rendu le voyage plus plaisant.

 

 

Nous n’avons pas bivouaqué à San Antonio de Los Cobres, totalement dépourvu de charme (selon nous) mais 58km avant, à San Rosa de Tastil perché à 3100m. Philippe et moi ressentons les premiers symptômes du mal des montagnes (dyspnée, céphalées). Les garçons, eux, se portent à merveille. Seules leurs courses sont écourtées par l’essoufflement.

Le lendemain les maux de tête s’apaisent enfin. La route zigzague et monte. Les sommets les plus élevés sont saupoudrés de neige. Les cactus disparaissent petit à petit. Des touffes d’herbes rases constituent l’unique végétation. Nous continuons à grimper ainsi jusqu’à 4080m avant de redescendre à 3700m sur San Antonio de Los Cobres. 20km avant, le goudron laisse place à la piste.

 

 

 

 

 

 

 

 Le trajet se poursuit par une mauvaise piste qui est en fait la Ruta 40 qui passe sous un immense viaduc et enfin s’améliore environ 8km plus loin et traverse un plateau à 4100-4300m aux paysages superbes. 

 

 

 

 

 

 

 Nous croisons des lamas,  les  premières vigognes qui ne se laissent pas approcher et un vol de petits perroquets verts. L’eau des ruisseaux qui courent et traversent la piste est gelée par endroits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques villages se fondant dans la montagne, loin de tout, nous laissent songeurs. Ici, pas de culture possible, pas d’ombre. Le soleil et la poussière sont leur lot quotidien.

Au bout de la ruta 40, la 51 arrive à droite de Susques, petite ville perchée à 3700m (sans intérêt) et part vers le paso de Jama sur la gauche. Juste en face de l’intersection un immense bloc rocailleux cache un vaste terrain où paissent des lamas et des ânes. Nous nous y installons pour la nuit et sommes surpris par le vent qui se lève soudainement en début de soirée et fait chuter  les températures.

 

 

 

 

 

 

Le lendemain matin à 7h30 il fait -8°C dehors et 5 dans le c-car. Le carburant s’est figé dans le filtre à gaz oil et le moteur refuse de démarrer.

 

 

 

 

Dès que le soleil apparaît, la tendance s’inverse très rapidement mais le c-car peine tout de même avant de daigner repartir.

 

 

 

La douane argentine se trouve à 112 km de là dans le  petit village tranquille  de Jama. La route asphaltée grimpe jusqu’au Paso de Jama à 4320m d’altitude et nous voilà au Chili.

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SALTA du 3 au 24 avril  (Argentine, le retour) posté le lundi 04 mai 2009 21:02

On croise les doigts en entrant dans le camping de Salta. Lucas ne cesse de répéter «  J’espère qu’ils sont là, j’espère qu’ils sont là ».

 Pour éviter une trop  grande tristesse, nous lui répétons qu’il ne doit pas oublier l’éventualité du départ de Pari-Paname depuis leur dernier message nous avertissant de leur présence à Salta mais je ne suis pas sure qu’il veuille l’entendre.

Nous sommes tous à chercher l’immense c-car de nos amis, un visage connu, nous ne prenons même pas le temps de passer à l’accueil faire notre enregistrement. Plus tard, rien ne presse pour l’administratif.

Ils sont là : Flo, Géo, Willy, Mélodie et leur chien Dédé. C’est un grand moment de joie pour nous tous. La table, en bons Français, nous réunit mais à l’heure argentine.

 

 

Tous les voyageurs s’accordent à dire que Salta a une place particulière dans nos cœurs. On y vient pour quelques jours, on y reste plusieurs semaines. On ne connaît pas grand chose de la ville hormis le supermarché, les zones wifi, les soudeurs, les garages.

 Les groupes se forment, cette fois-ci beaucoup moins hétérogènes que la première fois où nous étions 6 nationalités différentes mais l’ambiance est formidable, les soirées très animées et…arrosées.

 

 

 

 

 

Flo et Géo poussent la chansonnette mais pas seulement eux, Emilie avec sa guitare, Gérald et Armelle , un jeune violoniste américain puis tout le monde (ou quasi) lors du karaoké interminable à l’occasion de l’anniversaire de Mélanie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est à Salta aussi que Willy souffle ses 3 bougies et que les cloches apportent les œufs en chocolat.

 

 

 

 

 

 

Arrivent ensuite Benjamin et Quentin avec leurs parents et débutent alors une partie de je vais chez toi et tu viens chez moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

Luis, un Argentin qui fait de l’artisanat est encore là, désormais avec Paula qui fait de très jolis bijoux en macramé. Ils sont tous deux végétariens, ce qui est rarissime pour des Argentins. Luis est pour nous tous un guide vivant. Il connaît bien la ville et la région.  

 

 

 

 

 

 

 

 

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DE TAFI à CAFAYATE 1er au 3 avril  (Argentine, le retour) posté le lundi 04 mai 2009 20:38

En approchant de Cafayate (1700m), des vignes à perte de vue.

 

 

 

 Des camions transportent le raisin vers les caves. Ce sont les derniers jours des vendanges.

 

 

 

 

En Argentine un seul cépage  est originaire du pays, la majorité provient de France. 4 bodégas seulement portent l’appellation bio. Nous visitons la Nanni dont les vignes se trouvent à 10 km de Cafayate à 1750m d’altitude, soumises au vent et à des amplitudes thermiques de 20°C.

 

 

 

 

Nous passons une première nuit dans un camping poussiéreux, puis une deuxième sur un parking en face du marché municipale, à côté d’un hôtel. Le marché ferme ses portes à 21h et les rues retrouvent leur calme. 

Le lendemain, tôt, nous partons  pour Salta, motivés par la présence de Florence et Géo, les musiciens français que nous avions rencontrés à Tigre. Lucas est tout excité à l’idée de retrouver Mélodie.

 Nous n’avons bien sûr pas respecté le temps que nous avions prévu pour rallier Salta ; la québrada de Cafayate est tellement belle que nous nous sommes arrêtés une multitude de fois. Des formations étonnantes tel qu’un amphithéâtre, des fenêtres, des animaux ont été creusés, sculptés par les éléments au cours du temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DE TAFI A CAFAYATE 1er au 3 avril  (Argentine, le retour) posté le vendredi 01 mai 2009 00:29

 

La route en grande partie goudronnée grimpe de 2000 à 3000m. Les premiers cactus apparaissent dans le paysage désertique battu par un petit vent frais.

 

 

 

 

Elle   redescend ensuite sur Amaicha del Valle. A la sortie du village, on ne peut éviter un musée surprenant et totalement inattendu au milieu de ce paysage quasi  inhabité. Ce musée à ciel ouvert est dédié à la Pachamama, la Terre Mère. Toutes ces merveilles sont l’œuvre d’indigènes de la région. On raconte que le propriétaire ne les a jamais payés pour le travail qu’il leur avait commandé…..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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