BRESIL

SANTA CATARINA-BUENOS AIRES 12 juin au 7 juillet  (BRESIL) posté le samedi 28 mars 2009 21:56

Nous retrouvons avec regret la route, ses immenses stations de service où nous dormons pour plus de sécurité, les camions démesurés, si longs à doubler et que l’on croise régulièrement couchés sur le bas côté. Les accidents de la route au Brésil sont une véritable catastrophe.

 

 

Nous entamons notre descente toujours plus au sud et accumulons les km. Le froid que nous avions oublié nous surprend et il nous faut ressortir polaires et  sacs de couchage.

 

 

Nous atteignons  l’île Santa Catarina où nous pouvons enfin nous poser dans la maison de notre ami Colaço.

 

 

 

Colaço nous retrouve chaque soir après sa journée de travail autour d’un bon repas.

 

 

Le week-end nous partons vers le sud de l’île, à travers la forêt. De l’autre côté, la marée nous empêche d’accéder jusqu’au phare.

 

 

 

Des pêcheurs préparent les filets en attendant un temps plus clément pour sortir en mer.

 

 

Une discussion animée s’engage près du bar entre un couple de retraités portant les couleurs de leur équipe de foot favorite et les supporters de l’équipe adverse qui l’affronte ce soir.

 

 

Plus au sud encore, avec la traversée de l’Uruguay où nous retrouvons le plaisir de bivouaquer en pleine nature ou même dans les villes,  sans crainte.

 

  

Nous chargeons le c-car sur le bateau à Colonia Sacramento et arrivons 4 h plus tard à Buenos Aires.

 

Il fait nuit lorsque nous klaxonnons devant le camping L’Hirondelle à Tigre, 38km au N de Buenos Aires.

 Nous profitons de la proximité de la capitale pour rendre visite à notre amie Veronica et ses enfants.

 

Nous laissons le c-car dans le camping de Tigre sous bonne garde de Béatriz et Angel , les propriétaires et partons en France pour 8 mois.

 

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BUZIOS 4 au 9 juin  (BRESIL) posté le vendredi 27 mars 2009 22:04

 

Après Salta, Cordoba, la Péninsule de Valdès, c’est à Buzios que nous retrouvons Jess et Nico dans le cadre somptueux de la maison de Jacky et Odile la tante de Jess.

 

 

 Ils ont parcouru plusieurs pays d’Amérique du sud et le bébé qui arrondit les formes de Jessica sera Brésilien. 

 

 

Buzios, célèbre depuis que Brigitte Bardot s’y est rendue dans les années 60 avec son ami brésilien, est devenu une station balnéaire très huppée et regorge de boutiques chiques, de restaurants raffinées, d’hôtels. 

 

 

La péninsule offre une grande diversité de plages dont nous profitons avant de nous séparer.

 

 

 

 

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CHAPADA DIAMANTINA 21 au 27 mai  (BRESIL) posté le vendredi 27 mars 2009 21:02

 

Des chapeaux, des fruits, des cocos vertes bien fraîches, des sucreries, des bibelots, des objets en bois...  les raisons de s’arrêter au bord de la route ne manquent pas entre Salvador et  la Chapada Diamatina, comme partout ailleurs au Brésil.

 

 

 

 

Plus nous progressions vers l’intérieur du pays, plus il nous semblait peu probable qu’un cirque s’installe dans cette région verdoyante reculée et si peu peuplée de la Chapada Diamantina.

 

 

 

 

Les petites villes paisibles construites par les chercheurs de diamant au 19e siècle sont reliées par des pistes. Une épaisse

couche de poussière soulevée par les rares véhicules recouvre les arbres aux abords.

Ce parc est un vrai bonheur pour les randonneurs, malheureusement les indications font défaut et un guide est souvent indispensable.

A Lençois plusieurs agences proposent des circuits plus ou moins identiques sur une ou plusieurs journées.

 

 

C’est Itamar qui nous accompagne à la découverte  de cascades rafraîchissantes, de grottes d’où sortent des eaux bleu turquoise,  du Morro de Pai Inacio après bien des émotions sur l’étroite piste sur laquelle nous croisons  difficilement un bus.

 

 

 

 

 

 

 

La beauté de la région et la tranquillité de ses villes attirent des amoureux de la nature et de l’écologie qui, souvent, ne la quitte plus.

A Capao une forte population de hippies s'est installée.

 On peut faire son marché en déambulant dans les rues de Capao: quelques bananes, un avocat, de mangues, déposés sur les rebords des fenêtres par des particuliers. D’autres vendent du pain, des yaourts ou des biscuits maison.

A l’écart du centre, nous découvrons sur un vaste terrain, le chapiteau de cirque que nous cherchions.

 

Quelques artistes s’entraînent. Ils nous ouvrent les barrières et nous nous installons près d’un arbre aux fruits lourds et à la peau piquante.

 

 

 

 

Plus tard, nous rencontrons Paul, le propriétaire du cirque. Il vit au Brésil depuis 15 ans et pour tous il est devenu Paolo.

 

 

Il reçoit de jeunes artistes de différents horizons qui s’investissent dans les spectacles quelques temps avant de poursuivre leur route. Nous avions autour de nous des Brésiliens, un Argentin, une Chilienne, une Italienne, une Française et une Israélienne.

 

 

Durant les périodes d’affluence touristique, les agences de tourisme, les hôtels lui permettent de bien tourner mais il déplore d’être seul pour tout gérer et de ne pas être entouré par des personnes de confiance. La discordance entre le nombre de spectateurs et le contenu de la caisse est régulière mais Paolo est trop bon.

 

Au terme de plusieurs heures de marche en compagnie de Charles, le fils de Paolo, nous rejoignons la cachoeira da Fumaça, la plus haute cascade du Brésil.

 

 

 

Ses eaux fumantes dégringolant de 420m de haut décorent les murs de toutesles agences de tourisme.

A quelques mètres du but, Lucas s’étonne de ne pas entendre le vacarme de ses eaux. Les rivières en amont sont presque à sec et ce n’est qu’un minuscule filet d’eau qui se jette dans le vide 20m sous l’avancée de rocher nous servant d’observatoire. La vue sur les montagnes environnantes et la vallée en contrebas allège notre déception.

 

 

 

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ITAPARICA-SALVADOR 5 au 20 mai  (BRESIL) posté le vendredi 27 mars 2009 20:26

Il est très aisé de se rendre à Salvador depuis Itaparica. Des ferries partent toute la journée de Mar Grande et de Bom Despacho pour les véhicules.

 

 

Le centre ville se trouve à deux niveaux différents : Cidade Baixa, ville basse, et Cidade Alta, ville haute.

Le monument le plus important de la ville basse est sans doute le Mercado Modelo au sombre passé. Les esclaves débarqués au port y étaient entassés en attendant d’être vendus. De nos jours, il abrite un immense marché touristique où se vendent une multitude de produits artisanaux.

 

 

A l’entrée, des «écoles de capoeira se donnent en spectacle.

 

 

Un peu plus loin, un ascenseur, l’Elevador Lacerda dépose chaque jour, en quelques secondes, des milliers de personnes 72m plus haut dans la ville haute.

La police touristique patrouille sur un périmètre déterminé et déconseille d’en sortir. La mendicité infantile est importante.

 

Des Bahianaises en tenue traditionnelle arpentent les rues proposant de poser devant l’œil armé des touristes.

 

 

Des femmes cuisinent sur les trottoirs.

 

 

Des cocos vertes s’amoncellent dans un coin en attendant les clients.

 

 

 Là, des berimbaux, instruments à cordes accompagnant la capoeira, composent une tente.

 

 

 

Des enfants jouent dans la rue et s’attroupent autour du photographe. C’est ainsi à chaque fois, les mêmes rires et les bousculades pour voir  leurs visages imprimés sur l’écran de l’appareil et que nous leur montrons.

 

 

La Praça Anchieta marque le début du Pelourinho, quartier célèbre aux rues étroites et pavées.

 

 

Elles mènent toutes au même endroit : le Largo Pelourinho, place  principale. Jusqu’en 1835, c’est là qu’étaient châtiés publiquement les esclaves ou vendus aux enchères.

 

 

Sur les marches du museu da Cidade ou de la Fundaçao Casa  de Jorge Amado, romancier bahianais, on peut déjeuner d’un sandwich préparé par une bahianaise assise derrière ses casseroles tout en admirant, de part et d’autre de la place, des bâtiments un peu défraîchis apparaissant sur toutes les cartes postales et dévalant la pente vers la zone hors contrôle de la police touristique. 

 

 

 

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ITAPARICA-SALVADOR 5 au 20 mai  (BRESIL) posté le vendredi 27 mars 2009 19:58

 

Baia de Todos os Santos, baie de tous les saints, est la plus grande du Brésil avec ses 1 000 km² et 56 îles. La principale est Itaparica, idéalement située à moins d’une heure en bateau de Salvador et la seule reliée au continent par un pont arrivant au S-O de l’île.

 

Itaparica est associée dans nos mémoires à la violence née de la misère de plus en plus marquée au fur et à mesure que nous nous dirigeons vers le N du pays.

Beaucoup déplorent  une forte recrudescence ces dernières années des actes de violence dans l’état de Bahia en général et à Itaparica et Salvador en particulier.

 Les autorités craignent que la peur ne fasse fléchir l’affluence touristique non négligeable pour l’économie locale. En effet, la beauté de la baie attire beaucoup de navigateurs étrangers qui s’installent souvent pour de longues périodes dans la marina d’Itaparica, qui est d’ailleurs un lieu idéal pour les camping-caristes, et de nombreux  Européens venus vivre sur l’île.

 A Itaparica, nous  avons rencontré dès le premier jour Manja, une retraitée suisse installée depuis quelques mois dans la maison qu’elle a trouvée sur internet. Les garçons ont passé des heures dans sa piscine.

C’est devant chez elle qu’a eu lieu le braquage  mais nous  ne reviendrons pas sur ces évènements certes douloureux mais réducteurs.

Robert, Français, et Melba, Colombienne, vivent là également, perdus au fond de l’île mais connus de tous.

Robert construit des catamarans et imagine sans cesse des prototypes divers. Nous avons tout particulièrement adoré les petits déjeuners copieux partagés autour de la grande table fabriquée par Robert, composés entre autres de yaourt fait maison, de fruits dont d’exquises mangues du jardin, plus petites que celles que l’on trouve dans le commerce mais tellement plus parfumées.

Ils ont tenté, à travers leurs connaissances, de nous aider dans la recherche de notre matériel volé mais ni la radio locale, ni les détectives personnels du maire n’ont abouti. Nous avons donc décidé de visiter Salvador et de nous éloigner de ce lieu générateur d’angoisse et de peur pour nous.     

  

 

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